Programme Rachel Vineyard…

Il est rare qu’Hollywood met en vedette (parmi ces films avec nominations aux Oscars), un oeuvre d’art qui (sans être chrétien) promeut les valeurs de la vie “donner son enfant en adoption plutôt que de l’avorter…” Le film Juno promeut les valeurs de la vie, du moins sait porter bien des questions.

Il y a quelques mois, j’ai publié un article (sur un autre site que j’avais et auquel je ne suis plus capable d’avoir accès. Devant plusieurs demandes, et devant le retour à la valeur de la famille…je publie une seconde fois cette réflexion trouvée sur le site suivant (source : ChristyCity.com).


Plusieurs revendiquent le droit à l’avortement… Comment expliquer alors que plusieurs femmes -ainsi que leur mari- après avoir vécu dans leur chair et vu de leur yeux ce qu’est un avortement, n’aient besoin d’un long accompagnement humain et spirituel ?

Docteur Theresa Burke, psychologue de Pennsylvanie, a découvert un nouveau symptôme commun à toutes les personnes qui ont été touchées de près ou de loin par l’avortement : le stress traumatique. « Le programme Rachel Vinyard » propose -aux hommes comme aux femmes- un chemin de guérison intérieure, clôturé par une Messe de la Résurrection.

« J’avais 21 ans et je n’étais pas mariée. Deux ans avant qu’il ne soit légalisé, l’avortement n’était pas très controversé. J’ai avorté et j’ai continué ma vie. » Ce que Jill ignorait, c’est que plusieurs années plus tard, l’avortement commencerait à la troubler. «Lorsque ma première fille est née, raconte-t-elle, je me suis dit ” Oh mon Dieu, qu’ai-je fait ?” »
Accablée, elle entre en contact avec l’organisation Rachel Vinyard qui organise des retraites pour hommes et femmes en proie à la douleur émotionnelle ou spirituelle consécutive à un avortement. Une méthode : soutien et non jugement. Un lieu : éloigné des pressions quotidiennes du foyer au cours de cette période.

Un symptôme commun : le stress traumatique
Dr Theresa Burke, une psychologue de Pennsylvanie, développa la retraite après avoir observé chez beaucoup de ses patients un désordre de type stress traumatique. Elle découvrit leur dénominateur commun : la plupart avaient été impliqués dans un avortement, aussi bien les hommes que les femmes.

Jill remarque : « Dans le domaine politique, la femme a le droit de disposer de son corps, mais tout le monde souffre après un avortement. Certains doivent penser que ce n’est pas bien de commettre un tel acte. Ils doivent savoir que cela va bien plus loin que cela. L’avortement se mesure sur une autre échelle que celle du bien et du mal. Après bien des années de vie, les effets peuvent continuer à s’avérer douloureux. »

« Rachel pleure ses enfants »Burke publia son livre en 1994 : ” Rachel Vineyard : un voyage psychologique et spirituel pour une guérison post abortive”. En 1997, avec son mari Kevin, elle a fait de son programme une organisation bénévole.
Il existe aujourd’hui plus de 45 équipes différentes consacrées au soutien et à la guérison de ceux qui vivent les effets de l’avortement. Elles existent tant aux Etats Unis, qu’au Portugal, en Australie ou en Nouvelle Zélande. Dr Burke donne des conférences à travers le monde et forme des professionnels sur le sujet du traumatisme post abortif et de sa guérison.

Le programme tire son nom de la Bible au livre de Jérémie, chapitre 31, versets 15 à 17 :
« Dans Rahma, on entend le bruit de gémissements et de pleurs amers. Rachel pleure ses enfants ; elle refuse d’être consolée parce que ses enfants ne sont plus.
Ainsi répond le Seigneur : “Cesse tes cris de deuils. Sèche les larmes de tes yeux. Le chagrin que tu as montré aura sa récompense. Garde l’espoir pour le futur”. »

Quand Jill vit pour la première fois une invitation à cette retraite, elle s’est sentie à la fois surprise et consolée. « Je me suis dit : “Dois-je ?”, “Devrais-je ?…” C’était comme un appel du cœur pour m’aider, malgré mes sentiments post abortifs, à répondre à l’annonce. »

Au-delà du psychologique
« Quand les femmes appellent, elles semblent très à l’aise à l’autre bout du fil », constate Warner. « Mais lorsqu’arrive le jour de la retraite, elles ne savent plus à quoi s’attendre. Elles sont à la fois anxieuses, timides et honteuses. Comme toute retraite, dans les premiers temps, elles peuvent se sentir gênées vis-à-vis des autres. »

Au fil du week-end cependant, les participants forment un réseau d’entraide. « Les femmes traversent beaucoup d’émotions », remarque Warner. « Samedi après-midi, elles commencent à s’apaiser en envisageant pour la première fois leurs enfants dans la paix et la joie, avec Jésus. »

Jill se souvient : « Nous avons fait preuve de tendresse entre nous, tout au long du week-end. Cela nous a permis de nous exprimer en toute franchise, de partager, de poser des questions. Une psychothérapie n’a pas les mêmes effets. Nous sommes en présence de quelque chose qui dépasse le seul domaine psychologique. Le sentiment qu’éprouve une mère qui a détruit son enfant, cela se passe d’abord entre elle et Dieu. C’est au-delà du psychologique. Cela se place au niveau spirituel et sur ce plan là seulement, je peux guérir. »

Vers la guérison et la paixLa session propose en effet une série d’activités pour favoriser la guérison et la paix, à commencer par la prière, des études bibliques concernant la vie, des lectures et une messe de Résurrection.

Le Sacrement de réconciliation (ou de pénitence) est aussi proposé aux retraitants. « La personne la plus dure à pardonner, c’est moi-même », avoue Jill. « Au cours de la retraite, vous écoutez d’autres histoires, rencontrez des personnes, attentionnées, gentilles, merveilleuses. Leur compassion nous relève. Elle est un chemin qui nous mène à prendre compassion de nous-mêmes. »

Traduit de l’américain par Christian Balland

Aussi sur ce sujet :

Le syndrome post-avortement : description et prise en charge
Docteur Elisabeth NOTTALE. Psychiatre

LES SÉQUELLES PSYCHIQUES DE L’AVORTEMENT


Une réponse à “Programme Rachel Vineyard…”

  1. Adventus.org (français) » Blog Archive » Ordre du Canada : Morgentaler honoré a laissé cette réponse le juillet 2nd, 2008 at 22:09:

    […] le thème des effets de l’avortement, voir aussi : Projet Rachel Vineyard. Ce programme aide les parents qui ont des séquelles face à ce choix qu’ils ont fait un […]


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